Fin du mois d’octobre 2021. Un nouveau confinement nous pend au nez. Le weekend qui arrive semble être le dernier weekend de liberté avant quelques semaines. Pas de temps à perdre. En route pour deux jours et une nuit en refuge dans la vallée de la Clarée. 

Cette vallée est extraordinaire. Encore plus en automne quand les mélèzes arborent leurs couleurs flamboyantes. 

J’aime aller dormir en refuge. C’est comme s’inviter chez quelqu’un qui habiterait en plein coeur de la montagne. Se déconnecter du monde extérieur. Rencontrer de nouvelles personnes.  Profiter de la montagne en fin de journée et au matin. Prendre son temps sans me sentir contrainte par le temps du chemin du retour. 

                 

C’est ce que j’ai fait ce weekend de juillet. Seule. Dans le massif de la Vanoise. 

Départ du village de Pralognan-la-Vanoise où j’ai passé une première nuit dans le van pour être sur place dès le matin. 

Une première halte au lac des vaches pour pic-niquer et attendre le bon timing pour traverser seule les dalles de ce célèbre lac sans faire partie d’une file de touristes.

Je repars en direction du col. Les marmottes sont reines sur le sentier. Et pas farouches. 

Au refuge, je choisis mon lit dans le dortoir que l’on m’a attribué. Pose quelques affaires. Le repas sera servit à 19h, ce qui me laisse quelques heures pour m’aventurer un peu plus loin.

Passé le col et le refuge, on a vraiment la sensation de rentrer au coeur du massif de la Vanoise. Une sensation de nature sauvage. 

Au repas, je rencontre, Nils, l’australien qui habite à Londres, Laurence et son accent belge qui fait seule le tour des glaciers de la Vanoise, Marc avec qui je passe la soirée à jouer aux échecs et Fabrice qui prends note des détails de ses voyages dans un petit carnet noir. 

Le matin, le petit déjeuner est servi à 7h, puis chacun repart de son côté. 

Pour moi c’est déjà la fin du weekend.

Pour faire une boucle je redescends par l’autre coté de l’aiguille de la Vanoise. Plus de 1000 mètres de dénivelé négatif qui, avec le manque de sommeil et le sac chargé, me paraissent une éternité. 

Cumuler bivouac et découverte d’une rivière en canoë, est ma découverte de l’été !

Un lieu de bivouac facile d’accès et des paysages magnifiques ? Le plateau des lacs dans le Taillefer !  – Lorsqu’il n’est pas sous le brouillard –  

Et pour rendre le weekend un peu plus original, nous avons rajouté deux thématiques : Shushis et Canoë ! 

La pluie au départ de la randonnée ne nous a pas découragé. Et heureusement ! Puisqu’elle a laissé un peu de place au soleil durant le weekend. 

Nous avons exploré les lacs dans les zones un peu moins connues du plateau. 

Et activité insolite : mise à l’eau et balade en canoë Packraft sur les eaux calmes du lac fourchu. (avec le plus de respect possible pour la faune et la flore)

Sans oublier la dégustation des sushis devant le coucher de soleil.  

« Celui qui écoute trop la météo, reste au bistrot » 

C’est un peu la devise de cette rando-bivouac. Le département de la Savoie est en alerte orange pour les orages mais notre envie d’aller en montagne est plus forte. 

Nous ne sommes pas encore sortis de la voiture que les paysages du col du Lautaret et du Galibier, nous en mettent déjà plein les yeux. 

La randonnée jusqu’au lac des Cerces n’est pas très longue mais en voulant économiser quelques kilomètres de marche, je me débrouille pour embourber la Twingo sur la piste du début du parcours. 

Le reste de la montée se fait à pied le long du torrent. Arrivés au lac, et les tentes plantées sur un replat un peu en surplomb pour profiter de la vue sur les aiguilles d’Arves, on se remet en marche, délestés de nos affaires en direction du col. La neige est encore bien présente. Après avoir traversé quelques nevés, deux nouveaux lacs apparaissent devant nous : le lac du Grand Ban et le lac rond.

Le temps est gris. C’est un soir sans coucher de soleil. 

Un repas chaud et quelques parties de cartes, puis chacun retourne dormir dans sa tente. 

La nuit sera venteuse et courte.

Le matin, on a envie d’explorer les environs. De sortir des sentiers. 

On découvre la vallée de la mort et ses 14 squelettes de moutons éparpillés entre étendues herbeuses et éboulis. L’ambiance est singulière. Pas de bruits, ni de mouvement d’animaux. Tout est étrangement calme. 

On se prend au jeu et on regroupe puis dispose les plus beaux crânes trouvés en un cercle parfait. 

Et là, comme si nous nous faisions avoir à notre propre jeu, lorsque nous posons la dernière tête refermant le cercle, le tonnerre gronde et en à peine 3 minutes, l’atmosphère devient apocalyptique. Pluie battante, ciel noir, éclairs, vent, tonnerre. Le ciel nous tombe littéralement sur la tête. 

Une fois sorti de la vallée de la mort, le soleil ne mettra pas longtemps à revenir, pour nous laisser plier les tentes et redescendre au sec. 

  

Pendant le confinement j’ai eu des envies de bivouac ! 

Equipée de ma nouvelle tente de trek, il n’y avait plus qu’à attendre un weekend avec une météo favorable pour tenter un premier bivouac. Direction le massif des Ecrins pour deux nuits, avec une petite bande d’amis !

Qu’est ce que j’ai eu froid !!!! Début juin les températures sont encore assez fraiches la nuit en altitude mais je n’étais surtout pas encore assez équipée.

Pour la deuxième nuit, nous nous sommes enfoncés un peu plus profondément dans le massif, pour profiter et découvrir des paysages plus sauvages.

Notre camp d’une nuit installé près du torrent et au pied des hauts sommets enneigés, nous avons ri, chanté, joué, exploré.

Direction la frontière italienne ce weekend pour découvrir le célèbre barrage et lac du Mont-Cenis.

Arrivé au col coté français, la route principale longe le lac jusqu’au barrage avant de redescendre coté Italie.

Des routes étroites, encore partiellement enneigées par endroit, descendent plus proche du lac et le contourne. Je m’engage sur l’une d’elle. Mon objectif est de trouver un endroit tranquille pour garer le van pour la nuit. Avec vue sur le lac.  

Le niveau du lac est bas et laisse découvrir des berges sableuses et caillouteuses avec d’étonnants cratères. Descendre jusqu’à l’eau est plus long qu’il n’y parait et la remontée dans le sol friable est un peu laborieuse. 

La piste au bord de laquelle je me suis garée est bloquée à cause d’un névé. Elle sera de nouveau praticable seulement lorsque le printemps l’aura décidé. Mais rien n’empêche de continuer à pied. Toujours un peu plus loin, et encore plus loin. Voir ce qu’il y a derrière cette butte. Et derrière la prochaine. Au milieu des sifflements des marmottes et des veilles ruines des hameaux de pierres. 

La nuit est étrangement calme alors que je regarde à travers la fenêtre du van, le lac et le ciel s’éclairer l’espace de demi seconde par les éclairs des orages lointains. 

Le réveil se fait dans le brouillard. Que le soleil transpercera juste un instant. 

Début octobre, on partait pour un week-end entre copines, dans un refuge du massif des Ecrins, dans l’Oisans.

En septembre, Alpesishere et Oisans tourisme nous ont invité à passer un weekend à la découverte de l’Oisans et de quelqu’uns de ses refuges. . 

Je retiens de ce weekend, de jolies rencontres, de magnifiques paysages, de belles découvertes, des refuges accueillants. Ce type d’événement était une première pour moi, et je suis très heureuse d’avoir eu la chance d’y participer. 

Notre destination : le plateau d’emparis ! 

Une destination parfaite! puisque j’avais tenté d’aller découvrir ce plateau l’été précédent mais mon weekend avait été écourté lorsque j’étais tombé en panne avec le camion en haut de la piste d’accès.  

Le départ se fait du petit village de Besse en Oisans après un déjeuner en terrasse. Besse est un authentique village en pierres aux ruelles étroites  Il est classé « sites et cités remarquables de France ». La maison des Alpages au milieu du village regorge d’informations sur le pastoralisme, activité étroitement liée à l’histoire du village et de la nature alentour.  

La piste qui monte jusqu’au plateau d’emparis permet d’aller jusqu’au refuge des Mouterres. C’est là que nous passerons la nuit. Mais avant, nous partons à la découverte des trois lacs du plateau : le lac Cristallin, le lac Noir et lac Lérié. Ils font face aux arrêtes de la Meije et la reflète dans les eaux calmes de la fin de journée. Nous sommes à la fin de l’été, la végétation a déjà revêtue sa couleur automnal et les immenses étendues herbeuses vallonnées à perte de vue donnent une sensation d’ailleurs. Un véritable paysage de steppes.

On arrive tout juste à l’heure au refuge pour le repas du soir. Les conversations de notre petit groupe se mêlent au joyeux brouhaha des tablées d’à côté. La bonne humeur des gérants, le cadre, le repas, le coucher du soleil, toutes les conditions sont réunies pour clôturer idéalement cette journée déjà parfaite. 

Une dernière sortie pour admirer les étoiles avant de rejoindre les dortoirs à l’étage du refuge. 

Le lendemain matin, un guide nous rejoins pour poursuivre avec avec nous la randonnée jusqu’à notre prochaine étape : le refuge des Clos qui nous attend pour le repas du midi. Notre guide a la réponse à toutes nos questions. On marche en écoutant l’histoire des paysages, des animaux, de la végétation, des temps passés. 

Vous saviez que pendant leur phase d’hibernation, la température corporelle des marmottes chute de plus de 30 degrés ? Que la hauteur des gentianes à l’automne renseigne sur la quantité de neige qui tombera en hiver ? Et que les baies d’argousiers contiennent une quantité impressionnante de vitamine C ? 

La randonnée se termine par un impressionnant et vertigineux sentier en balcon au dessus du lac du Chambon.

Après ce magnifique weekend, je ne peux que vous conseiller d’aller découvrir l’Oisans dans le département de l’Isère, ses paysages, ses villages, ses cascades, ses refuges, ses lacs et son histoire. 

     

En reprenant la route avec le camion ce matin, je me suis rendu compte à quel point rouler sur des routes inconnues m’avait manqué. En direction de destinations encore étrangères. Cette sensation de liberté mêlée à l’excitation de la découverte et à une pointe d’appréhension.

Pourtant je ne pars pas loin de Grenoble. Dans le Vercors. A Presles. Tout au bout d’une petite route qui traverse forêts, prairies, hameaux typiques, pour atteindre un vieux corps de ferme. Et rencontrer Dominique et Bernard qui  sont les gérants de Entre Ciel et Pierres.

J’arrive au milieu de la brume. Le petit chalet dans lequel je vais dormir ce weekend est construit un peu plus haut.  Dissimulé dans les bois. Des chevaux pâturent en liberté dans le champs au dessus. A l’intérieur de la cabane. Un parquet qui craque. De larges ouvertures comme des tableaux vers la nature . Un poêle à bois qui crépite. Un fauteuil confortable. Une table rustique, adossée à la fenêtre. Et une échelle. Pour monter dans le lit.

Fermer les yeux. Écouter le silence de l’hiver. Se laisser bercer par le crépitement du feu et le craquement du bois. Et regarder le jour tomber par la fenêtre.

Dehors, il fait gris et humide. Mais pour mériter de ressentir le bonheur de rentrer dans une pièce chaleureuse et de poser ses mains sur une tasse brulante, il faut d’abord avoir affronté le froid.

Le brouillard descend en s’immisçant au travers des arbres. Il prend possession de chaque espace. Semble immobile mais change à chaque instant. Il donne au paysage un air mystérieux, presque fantomatique.

Il y a des falaises dans les environs. J’ai marché jusqu’à l’une d’elles.

Puis je suis repartie le lendemain soir.

1h30

TEMPS D’ACCES
DEPUIS GRENOBLE

2

JOURS

HEBERGEMENT

CABANE TOUT CONFORT

Données pratiques

Hébergement

Entre Ciel et Pierres → lien vers le site  – J’ai loué la cabane dans la prairie.

Topo

Il y a des multitudes de balades au départ du gîte ou un peu plus loin. Beaucoup de voies d’escalade aussi.

Carte


Sur la route


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